FRAUDES à la » mule financière » se méfier des promesses d’argent sur les réseaux sociaux
Les escroqueries évoluent et se multiplient sur Internet. Parmi elles, la fraude à la « mule bancaire » est en forte progression. Les escrocs ciblent particulièrement les personnes en difficulté financière, les étudiants, les jeunes actifs ou les personnes en recherche d’emploi. Leur stratégie : diffuser de fausses annonces sur les réseaux sociaux en promettant un « job facile et bien payé » ou un « partenariat rémunéré » alors qu’il s’agit en réalité d’activités illégales.
La fraude à la mule consiste à recruter une personne pour recevoir sur son compte bancaire de l’argent d’origine douteuse, puis à le transférer à des tiers en échange d’une commission. Les fraudeurs utilisent aussi la technique du faux chèque : la victime encaisse un chèque envoyé par l’escroc, renvoie une partie de l’argent, puis découvre que le chèque était volé ou sans provision. Résultat : la banque annule l’opération et réclame les sommes versées, plongeant la victime dans de graves difficultés financières.
Ces réseaux agissent principalement via de faux profils sur les réseaux sociaux ou messageries instantanées, grâce à des messages très attractifs : « Gagne 700 € aujourd’hui depuis chez toi », « Job sérieux sans expérience », « Besoin de quelqu’un pour encaisser un paiement urgent ». Mais derrière ces offres se cachent souvent des criminels organisés. Participer volontairement ou non à ces opérations expose à des risques pénaux très graves : jusqu’à 5 ans de prison, 375 000 € d’amende, fichage bancaire, fermeture de comptes et menaces de représailles.
Pour se protéger, il faut adopter quelques bons réflexes : ne jamais encaisser d’argent pour autrui, refuser toute promesse de gains rapides, vérifier l’identité des interlocuteurs, ne pas ouvrir de compte bancaire à la demande d’un tiers et signaler immédiatement toute annonce frauduleuse. En cas de doute ou de piège, il faut déposer plainte au plus vite et signaler les faits sur les plateformes officielles (MaSécurité – SignalConso).
L’UFC-Que Choisir rappelle qu’aucune promesse de gain facile n’est sans risque. Avant toute démarche impliquant de l’argent, vérifiez, questionnez et surtout : ne vous laissez pas piéger.
LA LETTRE DU CONSOMMATEUR : 4ème TRIMESTRE 2025
Au sommaire de ce numéro :
Les actualités locales :
– Appel à bénévolat
– Notre activité à VANVES
Les ACTIONS de l’UFC Que Choisir Nationale :
– Nouvelle campagne achat groupé d’électricité
Informations diverses et utiles :
– Conseils pour les achats des fêtes de fin d’année
– Changement concernant les virements bancaires
– Placements douteux – arnaques financières
– Promesses d’argent – escroqueries
– Comment assurer sa sécurité numérique
– Travaux et leur Devis
– Travaux non achevés par l’Entreprise
EXTRAIT :
Une entreprise, un artisan, se doit de terminer les travaux du devis :
Le professionnel a commencé le chantier. Malheureusement, vous n’avez plus aucune nouvelle depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines : il s’agit d’un abandon de chantier.
Il est important de réagir vite, au départ à l’amiable puis en envoyant une mise en demeure à l’entrepreneur.
En parallèle, faites établir un constat de commissaire de justice (anciennement huissier) afin de vous constituer des preuves.
A défaut de réaction du professionnel et en vertu de l’article 1222 du code civil, le créancier peut, après mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, faire exécuter lui-même l’obligation par un autre professionnel aux frais du professionnel défaillant. Cette étape est indispensable avant de contacter un autre entrepreneur pour terminer le chantier.
Néanmoins, dans certains cas, il peut être conseillé de saisir le tribunal compétent pour
demander la résolution du contrat, avant de faire intervenir une autre entreprise.